Archives mensuelles : octobre 2015

UNE SACRÉE SAINTE PAIRE

Père Bergoglio, mais t’es qui toi ? Rien de moins que le chef spirituel d’un milliard de cathos et le porte parole de Dieu sur Terre.
Il n’est pas gâté le boss du Vatican : sa banque, l’IOR, tient plus du casino pour sa gestion financière, et la gouvernance de la curie, d’une République bananière ; et surtout, pas un scooter devant les églises.
Qu’à cela ne tienne, le Père Bergoglio il a pratiqué la junte militaire Argentine ; alors, même pas peur. A la manière d’Héraclès il la nettoie la curie, du sous-sol de Saint Pierre au plafond de la Sixtine : reprise en main des comptes tordus de sa banque, et dans la foulée, mise au pas du Collège des cardinaux.
Et comme si ça ne suffisait pas, il a le culot de s’occuper des pauvres, de regarder les femmes dans les yeux, de cirer lui-même ses pompes papales, et même d’imaginer décoincer l’appareil religieux à défaut de tous ses apôtres ; ah le jésuite ! Et cerise sur le camauro, il prône l’écologie. Non pas qu’il veuille ripoliner le transept des cathédrales en vert. Non non ! Il milite pour l’écologie intégrale, pas moins que « le bien de la famille humaine dans le respect de la maison commune ».

Respect le Pape François !

Toi aussi va lire son Laudato si’, crois-moi ça ne fera pas de toi une grenouille de bénitier :

http://services.la-croix.com/documents/

Lomalenver à confesse

 


Chasseur cueilleur pilleur

Nous traversons la fraîcheur matinale en sinuant dans les hauteurs du Mercantour. Hésitant parfois dans la direction à suivre le long d’un sentier incertain, à gauche à droite, vers le haut, vers le bas, dans un interminable va et vient qui nous fait gagner quelques mètres, quelques dizaines de mètres et au final nous élever de quelques centaines de mètres. Nous avançons librement dans les creux et les bosses de la terre en direction de La Tête de L’Enchastraye. Une plateforme mille fois foulée par des génération de randonneurs dominant des vallées aux mille vaches sonores qui s’appliquent méthodiquement à tondre la pente pour faire le plein de leur alambic à or blanc.

Quelques heures plus loin, chacun s’attache laborieusement à s’arracher à la verticalité de l’endroit ; au dessus de nous planent quelques aigles. Silencieux, ils surveillent leur domaine. Nous croisons un troupeau de bouquetins qui s’active à gratter le minéral en quête du frugal végétal. Quelques mètres nous séparent de leurs regards orangés. S’amusent-ils de nos pitoyables efforts à nous soustraire à la vertigineuse gravité rocailleuse du coin, à moins que ce ne soit qu’une indifférente vigilance ?
Isolé dans mon attention à gagner le sommet, exigeant de mon corps de taire la fatigue, je jubile de la démesure de l’endroit, de la joie de m’éprouver bien vivant dans cet espace écrasant de beauté, de puissance, d’éternité.

Et dire que certains rêvent de Dubaï, de sa haute tour Burj Khalifa, de l’effervescence neigeuse de ses centres commerciaux aux mille consommateurs jamais rassasiés. Que la démesure de la nature est belle, paisible, effrayante et pourtant si rassurante, intemporelle quand celle des hommes me paraît si dérisoire et si provisoire.