Archives mensuelles : novembre 2010

Rugby l’hémisphère qui déconne

"horreur du sport" Pur Rien nov 2008N’en déplaise aux rugbypèdes peu enclins à la question psychiatrique, le diagnostic s’impose et le dernier contrôle parle de lui-même  59/16, et bien que le staff  médical de l’équipe nationale refuse l’évidence, notre quinze souffre d’un mal typique de notre époque,en effet il est douloureusement touché par ce trouble incurable, mystérieux, conjoncturel,  terrifiant, nos Bleus sont atteints par ce qu’il nous faut bien nommer, un trouble bipolaire, et l’expression de cette maladie prend tous son sens quand s’alterne la victoire et la défaite avec une telle violence, il semble par ailleurs que cette maladie se soit étendue à l’ensemble des équipes de l’hémisphère nord.

Publicités

Les finances publiques Irlandaises

Je vous propose le point de vue éclairé sur la complexe question des finances publiques Irlandaises, qui devance celle à venir pour le Portugal,  l’Espagne, le Royaume-Uni peut-être et qui sait  la France,  complété par une analyse détaillée des problématiques de parité de l’euro dans les pays de la communauté mis en perspective avec l’état général des finances publiques Européennes dont les déficits abyssaux sont aggravés par une logique de change international frapadingue et d’états prompts à s’engager dans une guerre de dévaluation.

La parole donc à Lomalenver….


Bulles matinales

Ce matin je m’enfonce mécaniquement

Dans les entrailles de la station Bienvenue

Une foule grouillante coagule aux guichets

Et aux distributeurs automatiques.

J’accompagne le flux matinal des marcheurs

Une borne métallique avale mon ticket magnétique

Et dans un souffle pneumatique m’ouvre l’accès

Au complexe réseau de la RATP.

J’accélère le pas dans le ballet désordonné du hall d’entrée

J’avance à contre courant vers la galerie opposée direction Nation

Je plonge dans le flot de voyageurs

Qui se déverse en vagues successives

Et métastase le quai déjà bondé.

Une rame grinçante et surpeuplée accoste

Elle rejette quelques usagers à l’air comprimé.

Au mépris de l’espace disponible la foule embarque

Porté par le mouvement je m’engouffre dans une voiture

La fermeture retentit dans l’explosion silencieuse de nos bulles sociales.

Nos corps instables se contractent se meurtrissent

L’énorme masse corporelle dans un vacarme sans voix

S’ajuste sous l’effet de l’accélération.

Nez contraints nous partageons nos fragrances matinales

Sous des regards tendus qui plongent dans des bulles de papier journal

Qui parfois s’effleurent mais s’évitent le plus souvent

Quand d’autres s’enferment dans leur bulle musicale.

88 secondes plus tard escale au quai d’Edgar

L’équilibre instable des corps emboîtés est rompu par le freinage

L’ouverture sonore signe la fin d’un round.

L’expulsion de quelques individus groggys réduit la pression populaire

Instantanément les portes se referment sur un nouvel assaut

Réplique d’un tremblement de chair

A l’intensité variable du solde des mouvements.

Chaque station renouvelle et répercute cette effraction

Détente à Raspail suivie d’une poussée à Denfert

De Saint-Jacques à Corvisart nouveau répit

Avant le tempétueux brassage des effectifs Place d’Italie.

Mon combat sans adversaire s’achève à Chevaleret station aérienne

Je respire soulagé de m’arracher provisoirement

A cette communauté silencieuse et laborieuse

A cette humanité souterrienne.